mercredi 15 septembre 2010

Enfin l'epilogue...

Salut le blog,
Comme promis voici un épilogue à notre voyage. On a mit le temps, désolés, pour ce si long silence, mais le temps passe vraiment vite… et peut être que l’on n’a pas trop envie de fermer la parenthèse.
On nous avait prévenu que le retour serait difficile… et effectivement nous n’avons pas été déçus !
Nous avions donc trois avions différents nous permettant de rejoindre Paris. Après le tour du monde, le tour d’Europe… Lima-Madrid-Londres-Paris… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ? Le vol Lima-Madrid s’est bien déroulé. Premier petit accrochage aux rayons X de Madrid, prise de tête avec le gars qui nous demande d’ouvrir les sacs, l’ordi… et nous explique que nous ne pouvons pas garder la bouteille de vodka achetée en duty free pour fêter notre retour : elle vient du Pérou « un pays qui n’est pas sur » alors que la bouteille est scellée et manufacturée en Suède… Ridicule. On se voit obligés de la jeter. Bien énervés on prend notre second avion, qui partira avec une heure de retard. Arrivées à Londres à 19h l’embarquement de notre prochain vol se termine dans 5 min ! Nous courons donc entre les terminaux, on prend le bus, et arrivés a la vérification des passeports pour moi c’est trop la dame m’annonce gentiment que mon avion est parti alors que du cote d’Antonin le monsieur, légèrement plus consciencieux, prend le temps d’appeler, prévient de notre arrivée et nous dit que nous avons 5 minutes pour rejoindre la porte 8 ! Encore des rayons X, et une nouvelle course jusque la porte 8 pour finalement découvrir que notre avion a déjà un quart d’heure de retard ! On peut souffler et embarquer quelques minutes plus tard. Nous aurions du être partis depuis près d’une heure quand le commandant nous annonce qu’une porte ne ferme pas et que nous nous dirigeons donc vers un ingénieur pour régler ce petit problème. Finalement on a fait pas mal de trajet avec un bus dont la porte en fermait pas, alors pourquoi pas un avion ? C’est donc après une petite ballade sur le tarmac avec notre avion et deux heures de retard que nous touchons le sol français… On a eu chaud mais nous voila enfin arriver et soulager après 23H de voyage. Mais ce n’est pas fini, alors que nous sommes entrain d’attendre l’arrivée de nos bagages sur le tapis, le micro de l’aéroport résonne de nos noms et nous dirige vers le guichet de la compagnie. Nos bagages ne sont pas la, prolongeant les vacances a Londres, cette fois on ne se plaint pas, il nous serons livrés a domicile. Encore un RER qui ne fonctionne pas, une navette, un RER, un métro et une petite marche a pieds… minuit est bien entame quand nous arrivons enfin chez Mathilde et Juliette, nos amies parisiennes chez qui nous passerons la nuit. Le lendemain nous prenons le train pour Lyon à l’heure aussi bien au départ qu’a l’arrivée… Vive la SNCF ! Et oui, pas facile le retour…
Heureusement après ce voyage, loin d’être de tout repos le comité d’accueil de Lyon était super : buffet avec crudités, saucissons, fromages, vins, crêpes, gâteaux en tout genre (on laisse rêver ceux qui sont encore en voyage…) après un an à manger du riz, ca a fait du bien !
Mais nous écrivons aussi ce message avant tout pour vous remercier tous, de nous avoir suivi durant cette année extraordinaire. Merci pour vos messages qui on fait super plaisir que nous aimions lire et relire. Merci aussi a tous ceux qui nous on suivi plus discrètement, même sans laisser de message.
Une parenthèse se ferme, une aventure se termine… rêvons nos vie, vivons nos rêves… tout est possible…

Et avec un peu de chance et si vous etes patients on va essayer de trouver quelques photos pour illustrer notre retour...

Besos

PS Cecile et Jeremy: Merci pour ce super mariage, on etait vraiment content d'avoir pu partager ca avec vous!

PS Mathieu et Justine : Vous pouvez nous renvoyer vos adresses mails ?

PS Mathilde et Juliette : Merci de nous avoir attendus si tard…

mardi 24 août 2010

Fin du Perou...

Hola chicos,
A l’heure ou vous lirez ces quelques lignes nous serons surement dans l’avion du retour…
Un avant dernier petit post rapide de l’aéroport de Lima, d’ou notre avion doit décoller d’ici une heure !
Notre dernière semaine de voyage c’est passée tranquillement. Nous avons profite du soleil et de la chaleur d’Arequipa, même si la ville est a plus de 2000m. Le week end du 15 aout, c’est la grande fête d’Arequipa, ou nous avons pu assister au défilé de char, fanfare et danses folkloriques en tous genres. La ville est agréable et nous avons pu retrouve quelques plaisirs avec barbecue (ca manquait quand même un peu de merguez…) tous les soirs sur le toit de l’hôtel avec Stéphanie et Juliette ! Ensuite départ pour Lima ou nous avons passe trois jours. La ville n’est pas si déplaisante que ce que l’on a pu entendre malgré le crachin quotidien.
Muchos besos
A très vite
PS Zin : On fera un petit détour par chez toi, on veut découvrir le savoyard typique (y’a dégustation du saucisson avant achat ?)

Arequipa - Lima

mardi 17 août 2010

Du lac Titicaca au Machupicchu ou l'industrie touristique du Perou

Salut le blog,
Apres l’Isla del Sol, nous avons donc passé la frontière péruvienne, et sommes arrives dans la ville de Puno, toujours sur les rives du Titicaca. C’est en compagnie de Juliette et Stéphanie, que nous prenons un bateau pour une excursion d’une nuit, afin de visiter les iles d’Uros, Amantani et Taquille . Départ a 9h et première visite, les iles Uros, les célèbres iles flottantes fabriquées avec du jonc par leurs habitants. Bienvenue a Urosland, ou les touristes sont attendus de pieds fermes pour un échange culturel intense à base de dollars et de soles (monnaie péruvienne). Quelque chose sonne vraiment faux lorsque les iliens nous reçoivent en costume traditionnel clinquant et nous certifient qu’ils vivent réellement la. Le «chef » de l’ile nous fait un topo sur l’histoire et les techniques de constructions des iles, en quechua. Bien sur on peut acheter toute sorte de souvenirs, a prix très coutant, et quand il s’agit de négociation notre soit disant chef parle subitement parfaitement bien l’espagnol. Bref, business is business la prochaine fois on ira au parc Astérix, au moins il y a des manèges….
Apres cet interlude, nous repartons pour 3h de bateau pour l’ile d’Amantani, ou nous devons loger chez l’habitant et avoir un échange un peu plus riche avec les locaux. L’ile est belle, le jaune grillé de l’herbe contraste avec le bleu du lac. A peine débarqués, nous sommes pris en charge par Alfredo, c’est chez lui que nous logeront avec Stephanie et Juliette. Pendant que nous prenons place dans des chambres coquettes, notre hôte nous prépare le déjeuner. Nous sommes encore à table lorsque la femme d’Alfredo revient du marche. Celle-ci nous salut a peine mais nous propose déjà d’acheter de l’artisanat, nous prenant pour des cuys (prononcer couille, cochon d’inde local qu’il mange grille a la broche) de 6 semaines, lorsqu’elle nous dit que ses écharpes sont en pure Alpaga, Marion ayant dans les mains l’étiquette industrielle avec écrit 30% Alpaga et 70% acrylique sur des écharpes que l’on voit dans les boutiques depuis la Bolivie et de rajouter qu’elles sont tissées par son frère ! La couleur était donnée on sait a quoi s’en tenir, le tourisme de masse change toute la donne dans l’échange entre les hommes, nous transformant en petit billet vert. Le lendemain petite escale sur l’ile de Taquille, encore tres jolie, mais o u malheureusement il y a plus de touristes que de locaux… Il y a une fête sur l’ile, les habitant sont en costume traditionnel et se réunissent dans une cour de maison, un peu a l’abri des touristes. Antonin se fait inviter pour la soupe de midi à partager avec les musiciens déjà bien bourrés.
A la fin de l’excursion nous ne sommes pas fâchés de retrouver la tranquille Puno d’où nous partons des le lendemain pour Cuzco. Nous passons deux jours dans la ville afin de découvrir ses nombreuses églises et cathédrales, héritées de l’époque espagnole; ou encore ses petits quartiers aux maisons blanches avec portes et fenêtres bleues.
Il est temps ensuite de nous lancer a la conquête du Machupicchu, passage obligatoire de tout touriste qui se respecte au Pérou, et la encore ce n’est pas une mince affaire si on veut le faire a la routarde et pour pas cher. Pour cela il faut se rendre à Aguas Calientes village au pied du Machu, et desservit uniquement par le train. A savoir que la société Pérurail est aux mains de la societe de l’Orient express et pratique des prix prohibitifs spécial touriste. A l’aller nous testons une première option : Apres avoir pris un bus et un collectivos jusqu'à la ville d’Ollantaytambo nous prenons le train en direction d’Aguas Calientes. La, nous ne sommes pas déçus a la descente du train, nous débarquons en plein milieu d’un marche de souvenirs que nous sommes obliges de traverser avant de rejoindre le centre d’Aguas Calientes constituée uniquement de restaurants, échoppes et hôtels…
En avant pour le Matchu. Le site ouvre à 6h, et les 400 premiers reçoivent un ticket spécial pour monter au Huayna Picchu, une petite montagne au dessus des ruines, autant dire que les places sont chères. Depuis Aguas Calientes il y a entre 1h et 1h30 de marche par des escaliers assez raid parfois, ou alors des bus, loin d’être gratuits, qui fond l’aller-retour jusqu’au site. De nombreux routards se mettent donc en route au petit matin pour être les premiers devant les portes. Petit hic, il faut traverser un pont avant l’ascension, qui depuis 15 jours n’ouvre qu’à partir de 5h du matin. Les premières navettes démarrant a 5h30 d’Aguas Calientes, et arrivant ½ heure plus tard, vous comprendrez vite qu’une fois de plus tout est fait pour décourager les indépendants qui veulent arriver tres tôt. On se motive quand même, seulement c’est sans compter sur le réveil qui ne sonne pas : on ouvre les yeux a 5h15 et c’est au pas de course qu’on part pour gagner nos places. Heureusement Antonin, super motivé, effectue la montée en un temps record et trouve a s’incruster au milieu d’une colo de français pour obtenir nos deux sésames pour le Huayna ! Malgré tout ca et heureusement, le Machupicchu est un site magnifique et impressionnant d’autant par sa taille que par son emplacement. De même l’ascension du Huayna sera aussi impressionnante de part son magnifique point de vue et de ses escaliers vertigineux qui permettent d’attendre le sommet ou se trouve encore d’autres ruines !
Ayant fait un beau tour sur le site, nous décidons de redescendre et de rejoindre Cuzco, si possible le soir même, par le circuit alternatif. Apres un train, trois taxis collectifs, près de 10h de voyage et des routes dignes de la route de la mort nous retrouvons enfin Cuzco. Nous y passerons encore une journée, le temps d’apprécier encore son centre, et flâner avant de repartir pour une journée de bus cette fois en direction d’Arequipa…

Besos
Hasta pronto

Perou

vendredi 6 août 2010

Tout près des étoiles

Salut le blog,

La Paz n’est pas une jolie ville, mais c’est une cité impressionnante. Elle projette ses tentacules jusque sur les montagnes qui l’entourent, les plus aisés vivent dans son centre, a 3500m et plus on monte plus les gens sont pauvre. La Paz a attiré beaucoup de paysans qui se sont installés sur un plateau a 4000m au dessus de la ville, créant une ville a part entière, la 4eme plus peuplée mais aussi la plus pauvre. Antonin en profite pour se lancer dans la descente de la route de la mort en vtt, 45km de piste en 3h, départ à 4700m et arrivée à 1300m. Plutôt sympa, et petite course avec le guide… Pendant que Marion visite la ville avec Stéphanie et Katie, des copines de voyage.

Depuis maintenant plus d’un mois, nous sommes en altitude, traversant des paysages grandioses avec toujours de belles montagnes sur l’horizon. Elles nous font envie ces montagnes, et si on allait voir de plus près ? On est déjà a 3500m, et un sommet c’est tout de suite une altitude de 5000m, voir 6000m. Qu’a cela ne tienne, on se lance. Premier jour la piste nous mène au premier refuge a 4700m, l’après midi nous montons au glacier pour nous familiariser avec le matériel nécessaire a l’ascension : piolets et crampons, avec une séance d’escalade sur glace. Le lendemain, départ vers 9h avec tout notre matériel sur le dos pour gagner le deuxième refuge à 5130m. Les sacs sont lourds et le sentier de plus en plus raide, nous atteignons le refuge pour le déjeuner. Au dessus de nous se dresse notre but ultime : le Huayna Potosi et son sommet. Nous sommes partis avec nos copines de route, Katie rencontrée a Iruya que nous recroisons souvent en Bolivie ; et le duo Stephanie et Juliette rencontrée au Vietnam, puis revues en Indonésie et en Argentine. Nous passons l’après midi à nous reposer, car la journée du lendemain va être dure. On se couche vers 19h, départ prévu dans la nuit. Les filles se lèvent vers minuit et se mettent en route une heure plus tard, en deux cordée de 2 plus un guide, elles s’élancent dans la nuit a la lueur des frontales. Départ des garçons une heure plus tard, différence de rythme oblige. Apres 1h30 de marche les garçons rejoignent le groupe des filles, au moment ou Stephanie abandonne battue par les effets de l’altitude, on est déjà a 5500m. Puis une heure plus tard, c’est Katie qui abandonne à 5800m. Marion se retrouve dans la cordée d’Antonin. Le souffle est court, pour certains la tête commence à faire mal, mais petit pas par petit pas nous avançons. Le jour se lève, nous sommes sur l’arrête finale, plus que quelques mètres. Il est 7h15, et le soleil perce tout juste l’horizon, lorsque nous atteignons le sommet du Huayna Potosi à 6088m au dessus du niveau de la mer. L’émotion est forte, le paysage sublime, nous sommes heureux d’avoir réussi. On profite de la beauté du paysage un moment, mais la journée est loin d’être terminée. Nous mettrons près de 2h30 pour redescendre au second refuge. La, nous avons juste le temps de nous changer et de récupérer nos sacs qu’il nous faut déjà repartir pour le premier refuge d’où nous rentrons sur La Paz.

Pas de répits, des le lendemain nous prenons un bus pour Copacabana et le lac Titicaca. Dans la ville nous prenons juste le temps de découvrir la Cathédrale et sa Chapelle aux bougies, ou les gens, dans une ambiance envoutante, dessinent sur les murs leurs vœux avec de la cire. A l’extérieur, des dizaines de véhicules tous décorés attendent pour se faire baptiser. Nous prenons ensuite le bateau pour l’Isla del Sol, ou nous resterons deux jours à nous balader, nous reposer et vivre au rythme de cette ile sans véhicule ou les ânes bâtés sont le seul moyen pour transporter les marchandises.

Prochaine étape dans le nord du lac Titicaca, dans un nouveau pays…
Bises et merci pour vos messages.

PS La Mère : Toujours et encore des paysages magnifiques, une région qui te plairait. A très bientôt.

PS Poop : tu vois faut pas t’inquiéter. Même si le Sud Lipez et le Salar étaient magnifique on trouve toujours d’autres choses magiques à faire ! Et c’est pas finit…

PS Moon : t’inquiète pas on est très prudents ;)

PS Notre dévoué : On a finit par trouver une idée pour utiliser nos globules ! Sur la route de la mort comme d’hab, j’ai eu le droit à ma crevaison.

PS Perrine et Erick : Merci encore pour l’accueil, c’était vraiment sympa, on vous attend en France.

PS Gilles B : Nous aussi on a trouve une statue a ton effigie en Bolivie… On espère que tu vas te reconnaitre ! Ne le dis pas a notre dévoué, il pourrait être jaloux.

PS Zin : On reçoit 5/5 tes messages avec toujours autant de plaisir, on espère que la reprise s’est faite en douceur ! La coca nous a bien aide pour le sommet, placebo… ?

PS Phacochère : t’inquiète la pizza a eu son compte.

PS Cec et Jerem : Comment ca t’as pas eu le droit de faire la route de la mort ? ;) Marion aurait bien aimé se lancer, mais un méchant torticolis l’a forcé à se préserver pour le sommet. Et oui il faut faire des choix ! Antonin a bien tiré la bourre avec le guide.

PS Falbala, Lou et Pukeko : On vous envoie un lama pour que vous commenciez a nous tricoter des pulls pour cet hiver !

Hasta luego Bolivia

mercredi 28 juillet 2010

Les douces vallees boliviennes

Hola les vacanciers,

Apres Potosí, nous sommes partis pour la douce Sucre (prononcer soucré). Sucre est la capitale constitutionnelle du pays, a 2700m la ville a un climat doux et agréable bien qu’à notre arrivée nous avons été saisis par la vague de froid qui s´est abattue sur l´Amérique du Sud. Nous avons visite le fameux marché du village de Tarabuco, perché dans la montagne, ou tous les habitants des environs se donnent rendez-vous. Le marché est haut en couleur, les gens sont encore en habits traditionnels, différents selon leurs origines. Nous avons ensuite pris notre temps pour découvrir la ville blanche de Sucre avec ses nombreux bâtiments coloniaux et églises. Marion en a même profité pour faire une journée de tissage pour devenir une pro des motifs de Tarabuco…
Nous avons aussi profité de la douceur du climat dans la ville de Cochabamba (a 2500m) ou nous sommes allés rendre visite à une amie installée en Bolivie. Cochabamba est une ville un peu moins touristique, nous nous sommes immergés encore plus dans le quotidien bolivien. Apres quatre jours dans la famille, il a fallut partir pour La Paz, ville tentaculaire, installée au fond d´une cuvette a 3500m et débordant sur les montagnes alentours jusqu´a 4000m. Siège du gouvernement la ville est le cœur politique du pays.

A très vite.
Bises

Le blog n´est pas en vacances on attend toujours vos commentaires avec impatience…

Bolivia

lundi 19 juillet 2010

Entre Andes et Altiplano

Hola le blog,

Bienvenido a Bolivia. Après avoir passé la frontière, nous prenons le premier bus pour Tupiza, la Bolivie est un pays pauvre, on retrouve donc les bon vieux bus déglingués qui sentent la chèvre, le voyage c’est aussi les odeurs. Apres trois heures de routes défoncées on arrive à Tupiza, bourgade tranquille a 2950m. La ville est calme, nous en profitons pour prendre nos marques et nous mettre a l’heure bolivienne. Ici ce n’est pas l’Argentine, c’est lève tôt couche tôt.
C’est a partir d’ici que nous avons prévu de visiter le fameux Salar d’Uyuni, c’est donc dimanche matin que nous partons en 4x4 pour 4 jours. Au programme, visite du sud Lipez, région frontière avec le Chili ; puis le Salar et la ville d’Uyuni notre ville d’arrivée. Nous parton à quatre plus notre chauffeur-guide et un cuisinier aux petits soins. Depuis Tupiza, les paysages seront chaque jour plus beaux et impressionnants pour finir en apothéose dans le désert de sel. Nous traverserons une partie de l’altiplano avant de rejoindre les Andes, ou vivent, a 4000m et sur des terres quasi désertiques, quelques éleveurs de lama (cousin du dromadaire). Nous passerons d’ailleurs notre première nuit chez une famille d’éleveur, près du village de Kollpani à 4200m d’altitude. Le lendemain départ de bonne heure pour une longue journée de pistes, avec les premières lagunes et notamment la laguna verde avec en fond le volcan Licancabur sur la frontière avec le Chili. Nous traversons des paysages semi-désertiques, et même des déserts dont le désert de Dali. A ces altitudes c’est le royaume des vigognes (cousin du lama donc du chameau), du condor, de la viscache, du zorro et du puma, nous ne verrons malheureusement pas ce dernier. Apres la visite d’une zone géothermique et le passage d’un col a 5000m, nous passerons notre deuxième nuit a 4300m, ou les effets de l’altitude commencent à se faire sentir, il est un peu plus difficile de respirer. C’est dans la lumière du matin, que la magnifique laguna colorada s’offre à nous. Les micro-organismes qui l’habitent lui donnent cette couleur rose rouge, qui contraste avec le blanc des minerais et le bleu du ciel. Puis d’autres lagunes vont se succédées, avec des flamants amateurs de ses micro-organisme qui leur donnent cette couleur rose. Le soir nous dormons dans un hôtel de sel, le salar étant tout proche. On a prévu de voir le levé du soleil, réveil à 6h et direction le plus grand désert de sel du monde. Une immense étendue blanche a perte de vue, avec quelques ilots au milieu microcosme a part entière. Le salar est réputé pour quelques phénomènes surnaturels dont nous avons été frappés … Les photos seront plus explicites. Fin du périple a Uyuni, ville balayée par les vents froids, à 3600m ou nous ne passerons qu’une nuit.
Puis nous partons pour Potosi et ses mines. Ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, Potosi 4070m, n’en est pas moins une ville dynamique. La cite est marquée par l’histoire de ses mines d’argent, qui ont jadis enrichit l’Espagne. Aujourd’hui les mines ne produisent plus autant que d’antan. Le travail a peu changé, les mineurs boliviens continuent de se tuer à la tache dans des conditions très précaires, pour quelques kilos de zinc, d’étain et parfois d’argent. La ville garde des monuments témoignant de sa richesse passée et du prestige qu’elle avait à travers le monde.
Pour nous il est temps de redescendre un peu, pour de nouvelles aventures… alors qu’il commence à neiger sur Potosi.
Vous avez bien mérité quelque photos, le choix a été difficile… mais c’était vraiment beau.

Bises a tous,

PS Thierry et la tata : Va falloir attendre un peu pour le Pérou, on est seulement en Bolivie pour l’Instant…

PS notre spirituel dévoué : Pour les globules c’est fait une semaine entière a plus de 4000m c’est efficace, on est un peu descendu pour mieux remonter par la suite… et t’as plutôt intérêt a être en forme fin aout parce qu’on revient… Et quand on implore le temple du soleil on le fait pas a moitie, on a envie que Chavo soit encore chaud quand on rentre !

PS TTF : Ce n’est pas gentil de parler de piscine quand nous on se caille… ;) mais on a des disponibilite fin aout pour revoir Falbala et Pukeko. :)

PS Moon et Poop : Bon anniversaire et bonnes vacances !

PS Cécile et Jeremy: On a bien hâte de rencontrer Zoé. Et on a cherché partout les snickers geants que vous aviez au salar ?

PS Camille : C’est de plus en plus beau… vous auriez du venir nous rejoindre parce que c’est pas en Croatie que vous allez trouver de la fraicheur… ;) Bon courage pour ton nouveau boulot !

PS Zin : Alors les vacances, la barbe et le Ricard… ?

PS phacochère : Quand phacochère des Andes revenir, phacochère de la ville a intérêt d’être prêt pour grosses missions

Bolivia

samedi 10 juillet 2010

Arrivee dans les Andes

Hola chicos,
Après Buenos Aires nous avons filés a Mendoza, encore 20h de bus pour arriver dans une ville qui ne nous a pas vraiment plus. Nous restons deux jours avant de reprendre la route pour le nord. Ce sont des paysages désertiques qui nous accompagnent pendant ce voyage jusqu'à Salta, où nous arrivons au petit matin après 20 autres heures de bus. Salta est une ville agréable et vivante, avec de beaux monuments coloniaux, et ici, l’Argentine commence à changer, nous croisons des descendants des amérindiens, premiers habitants de la région, a la peau plus sombre et aux habits traditionnels. La, nous avons retrouvé Fleur et Pierrick, des amis qui font aussi un tour du monde, et nous avons profité du soleil avec eux avant de rejoindre Tilcara et ses montagnes. Le village est à 2450 m d’altitude, nous abordons les Andes et les terres indigènes, nous ne redescendrons plus que rarement en dessous de 2000m jusqu'à la fin de notre voyage. Tilcara est une petite bourgade agréable, c’est le désert qui nous entoure avec des montagnes pelées, parsemées de cactus, qui nous barrent l’horizon. Terrain de jeux parfais pour quelques ballades. Nous visitons aussi le village de Purmamarca, a quelques kilomètres de la, avec ses montagnes aux couleurs variant suivant leur concentration en minerais.
Nous reprenons la route pour gagner le village d’Iruya. La route est superbe, d’abord un plateau semi-désertique a 3000m d’altitude, que nous quittons pour une piste pendant 50km, traversant de petits villages avant de franchir un col a 4000m. Au fond d’une gorge se dessine le village d’Iruya à 2750m, épousant la montagne et surplombant une petite rivière. C’est un village agréable, aux rues pavées et aux maisons jaunes.La piste s’arrête ici, il n’y a donc pas de circulation, et la vie y coule paisiblement.Il y a quelques années le village a été la scène d’une publicité pour Guinness, mais. Des le lendemain nous partons explorer les environs et le hameau isole de San Isidro, perche a 3000m d’altitude a quelques heures de marche d’Iruya durant lesquels nous remontons une rivière sur fond de paysages arides. Des le lendemain nous quittons Celestino et sa femme, chez qui nous avons dormi, pour continuer notre périple. Apres la traverser d’un plateau a 3500m, le bus nous dépose a La quiaca, ville frontière avec la Bolivie, a 5121km d’Ushuaia ou nous arrivions un mois plus tôt. On charge nos sacs, chapeaux melon, bas de laine et jupes à froufrou… la frontière est toute proche.

besos

Changement de decor...

Pub Guinness tournee a Iruya

dimanche 27 juin 2010

En direct de Buenos Aires

Hola de Buenos Aires,

Camille a vendu la mèche… après la glace du Périto Moreno, nous sommes donc aller a Puerto Madryn pour admirer les baleines. Tous les ans à la même époque, les baleines franches australes se refugient dans le Golfo Nuevo pour y mettre bas et élever leur petit. De la plage de Puerto Madryn on aperçoit les cétacés respirer et montrer quelques parties de leur anatomie (queue, nageoire, tête,…). Mais c’est depuis le village de Puerto Pyramides, sur la péninsule de Valdès, que nous avons embarqué sur un zodiaque, pour aller les voir de plus près. Durant 2 heures, nous apercevons les fameuses baleines, certaines passant même juste sous le bateau, Mais aussi quelques lions de mer et des pingouins de Magellan.
Nous quittons la Patagonie et le froid des le lendemain, et 20h de bus nous emmène a Buenos Aires. Nous y resterons une semaine à visiter la ville. Le quartier touristique de la Boca avec ses couleurs, héritées des marins qui peignaient leurs maisons avec les restes de peintures de bateaux. San Telmo et son marche du week-end, la Plaza de Mayo et ses mères pleureuses qui viennent demander justice tous les jeudis depuis 30 ans… Buenos Aires est une ville ou l’on ne s’ennuie pas, entre milonga (cours de tango, si si on a teste pour vous…), musées, et même la casa roja ou se trouve le bureau de la présidente, ou tout simplement,prendre un café servit dans les règles de l’art en regardant un match de foot de l’Argentine (ooouuuuuuuuuuuhhhhhhh !!!!!). L’architecture du cœur de la ville, inspirée des créations Haussmanniennes, lui donne un air parisien avec de beaux bâtiments (quand ils ne flambent pas). Nous finissons notre séjour par un match de rugby entre Argentine et France… le terrain, tout petit, nous a permis de voir les bleus en grand, malgré leur mauvaise prestation, manquant de lucidité et ratant trop de plaquages. Tout ceci dans une ambiance festive.
Vive la France, vive les bleus. La prochaine fois on se fait un match de danse classique ! Fait pas bon être français et sportifs à l’étranger !

La bise

PS le père et la mère : on vous souhaite encore une fois un bon anniversaire…

PS Camille : En été (à partir du 21 décembre ici), on aurait eu les belles plages, mais pas les baleines… Vous allez connaitre la Scandinavie par cœur…

PS les TTF marque déposée: On a bien note pour l’adresse rue de la défonce en Colombie. Mais on s’arrête avant.

PS Poop : Alors la Bretagne ? T’as pas loupe les super prestations de la France j’espère…

PS notre dévoué : On s’est renseigne : tu peux emmener ta carapace de VTT pour le trek sur le glacier en plus l’indice de réfraction du soleil sur la glace permet de bronzer plus vite… A méditer !

PS Nicole : L’été sera dur s’il n’y a pas de soleil… Heureusement, gilles a trouve un nouveau passe-temps avec internet ! On revient bientôt…

PS Zin : T’étais pas assez casse de partout. Bon courage pour ta course, c’est une bonne préparation pour la 6000D. Sinon les pompiers de Buenos Aires nous ont bien fait rire, 1h pour sortir la nacelle, tout en explosant la moitie de l’éclairage publique…

PS Phacochère de la base : On espère que ta mission de reconnaissance au Portugal s’est bien déroulée. On attend le compte rendu… Commencer préparation pour mission hivernale.

PS Carood : On attend avec impatiences vos adresses et coups de cœur.

Puerto Madryn/ Buenos Aires

vendredi 18 juin 2010

Au plus pres du Pole

Hola,
Apres Puerto Natales, nous avons continue toujours plus au sud avec une escale a Punta Arenas avant d’arriver, enfin, a Ushuaia. Nous voila donc en Argentine, dans la province de la terre de feu et dans la ville la plus au sud du monde. Nous avons traverse les terres désolées de la Patagonie, avec de la steppe a perte de vue, ou seules quelques estancias et leur bétail trahissent une présence humaine. Les immenses territoires du Sud sont le royaume du Nandou (cousin de l’autruche) et du Guanaco, équipés contre le froid glacial et les vents violents venant de l’Antarctique…
L’hiver approche et, a Ushuaia,le soleil ne se levant que vers 9h45 (coucher a 16h30) nous n’avons d’autre choix que de faire la grasse matinée… pour une fois ! On en profite donc pour admirer le lever de soleil en prenant le petit dej, avec du dulce de leche… petite spécialité sympa d’Amerique du sud. Nous prenons le temps de visiter les alentours avec notamment le parc national de la terre de feu et le glacier Martial, occasion de super randos.
Ne pouvant aller plus au sud (bien que le pole sud nous tende les bras), il nous faut repartir vers le Nord, au pied des Andes, pour les visites du glacier Perito Moreno et du petit village d’El Chalten. Apres quatre passages de frontières et 20h de bus nous arrivons à 1 heure du matin à El Calafate. Des le matin nous partons a la rencontre du glacier Perito Moreno, avançant de 70 cm a 2 mètres par jour. Le spectacle est grandiose, face a nous un mur de 60 a 100 mètres de glace, gronde et craque, avec parfois des pans de glacier s’effondrant dans un vacarme pareil a celui du tonnerre.
Le lendemain nous repartons pour une nouvelle rando dans les environs d’El Chalten, pour tenter de voir le Fitz Roy et ses Torres. Et cette fois nous avons de la chance, bien qu’il neige, le Fitz Roy éclairé des rayons du soleil nous offres un spectacle sublime. Toute la journée, malgré les aléas de la météo, le paysage est grandiose.
Pas de répit, et c’est 1500 kms qui nous attendent et 24 heures de bus, pour enfin arriver a Puerto Madryn et admirer ses………
Bises a tous et profiter bien de la pluie….

PS Notre devoue: Va falloir attendre qu'on rentre pour le soleil, et on espere que tu auras toujours la marque du petit slip (string?) bleu de bain sinon on sait pas si on pourra te reconnaitre.

PS Carood: bien decu de pas pouvoir vous croiser mais de toute facon on aurait pas ete dans les temps a Buenos Aires...

Patagonie Argentine

Sortez les blousons...

dimanche 6 juin 2010

Patagonie Chilienne

Ola,

Apres notre retour a Santiago, nous avons pris la route du sud. Un bus de nuit nous a conduits à Puerto Montt, où nous ne sommes pas restes, préférant repartir pour l’ile de Chiloé et la petite ville de Castro. Nous retrouvons ici des maisons de couleurs, et particularité de l’ile, certaines sont construites sur pilotis : les palafitos. Le froid et les sommets enneigés que nous pouvons déjà voir au loin, nous offre un avant gout du sud. Nous restons trois jours sur l’ile à visiter Castro et les villages alentours, ainsi que les nombreuses églises classées au patrimoine mondiale de l’humanité. En effet, celles-ci sont atypiques, en bois et de différentes couleurs.
Retour sur Puerto Montt pour embarquer sur le bateau de la compagnie Navimag, qui nous emmènera à travers les fjords de Patagonie jusqu'à Puerto Natales. Pour ceux qui attendaient de savoir comment ce sont passées les nuits dans le dortoir de 42 places, pas de chance. Comme il y avait peu de monde nous avons eu le droit a une cabine de 4 pour nous tous seuls… Durant les trois jours de voyage, nous avons profites des paysages (quand le temps le permettait), et aperçu quelques dauphins et otaries.
La baie de Puerto Natales entourées de ses montagnes, nous accueille dans le froid mais avec un rayon de soleil. On se trouve un petit hôtel surchauffé aux allures de chalet suisse. On visite la région autour de Puerto Natales et notamment le fameux parc national Torres del Paine. Du fait des prévisions météo mauvaises, nous avons opte pour une visite du parc sur deux jours. Le premier jour, une randonnée nous emmène jusqu'aux tours del Paine, que nous ne verrons pas car la neige se met à tomber a ce moment la. Le deuxième jour, nous traversons le parc, profitant des différents points de vue qui nous permettent d’admirer les cuernos, les lacs, les glaciers, le magnifique bleu des icebergs ainsi que la faune locale. La météo capricieuse nous a permit d’admirer une nature grandiose sous un jour différent, la rendant encore plus énigmatique et impressionnante.
De retour à Puerto natales nous nous apprêtons à partir encore plus vers le sud malgré la tempête qui sévit dehors et l’hiver qui arrive…
La bise

PS les tontons flingueurs : Vous avez encore de la place pour un guanaco ? On arrive fin aout pour tester la piscine…

PS Nicole et Gilles: Comment va Chavo? Pas trop durs les week-ends a Ceyzerieu?

PS Moon et Poop: Alors vous avez pu vous baigner?

PS Mout: T'inquiete pas Obelix est toujours avec nous mais il sort moins souvent a cause du froid...

PS l’Uma : Sur les traces d’un homme au gros matériel... qui degaine ses objectifs plus vite que son ombre.

PS Mathieu et Justine: Encore merci pour le guide, le sud ca vaut le coup !

Patagonia